Aigues-Vives : une transmission réussie !!!

Aigues-Vives : Les traditions de l’élevage ovin se perpétuent …

Dans la vallée de Countinou, la présence des collines et la nature des sols ont favorisé l’élevage ovin.

Malheureusement, depuis plusieurs décennies le nombre d’éleveurs diminue. Ainsi des témoignages de transmission et d’adaptations sont nécessaires afin de montrer que la transmission est possible, surtout en laissant en place à de jeunes agriculteurs.


Témoignages de Robert et Françoise Birebent – EARL des Orchidées – Aigues-Vives

Françoise et Robert se sont installés fin des années 70 grâce à un projet innovant impulsé par la Chambre d’Agriculture de l’Ariège.

Le lieu-dit, La Serre, exploité auparavant en grande partie par une famille d’éleveur ovins se libérait et permettait ainsi une future installation.

Véritable puzzle de 80 parcelles appartenant à 30 propriétaires dont la commune, l’échange multilatéral, porté par la Chambre d’Agriculture de l’Ariège, a permis de regrouper les terres et construire des bâtiments d’exploitation.

Le marché de l’agneau de viande permettait au début des années 80 de prévoir le développement du projet. Hélas, la crise du marché ovins de 1986-87 a complétement anéanti les efforts d’installation.

Des expériences de légumes plein champs, proposées par la coopérative partenaire, n’ont fait qu’aggraver la problématique. Les cours de productions des courgettes et oignons restant supérieurs au prix de vente.

En 1989-90, la procédure Agri-Diff a permis de dénouer le problème par un changement radical : abandon de 110 hectares de fermage, vente de 98% du troupeau de 80 brebis, vente en quasi-totalité du matériel. La diversification vers l’agrotourisme a été le facteur-clé de la réussite :

  • 1990 : création du camping à la ferme « La Serre »
  • 1992 : la structure s’est transformée en camping 2 étoiles grâce au Comité départemental du Tourisme
  • 1994 : passage à 3 étoiles
  • 1998 : Création de 2 sociétés d’exploitations : EARL les Orchidées et SARL La serre

Dans les années 2000, La société agricole est passée en Bio, agro-foresterie. Ils obtiennent le Label Clef Verte et le prix national d’éducation à l’environnement grâce à une politique d’aménagement et de gestion écologique unique dans la progression de l’hôtellerie en plein air.

Les 2 entreprises ont aujourd’hui trouvé repreneur par 2 familles extérieures à l’Ariège.

Dans le cadre de leur projet de transmission de leur exploitation agricole, Françoise et Robert ont été accompagné financièrement par les Communautés de communes du pays d’Olmes et Pays de Mirepoix via les chèques-conseils

Par ce dispositif, Ces cédants ont pu donc bénéficier de 2.500 euros d’aides. Françoise et Robert ont pu transmettre leur exploitation via les conseils de CERFRANCE Aude et de la SAFER mais aussi par la Chambre d’Agriculture de l’Ariège et le notaire

Aujourd’hui ils estiment que maintenant c’est aux repreneurs (Jeunes Agriculteurs) de s’exprimer afin de présenter leur projet.

Le jardinage, la pierre sèche et autres loisirs vont occuper leur retraite. Ils gardent 10 brebis pour finir l’histoire comme elle a commencé il y a 50 ans.

Une page se tourne pour eux sur une nouvelle vie en laissant place à Stéphane Puech et sa petite famille ….


Petit rappel

Depuis bientôt 6 années les deux Communautés de Communes du Pays d’Olmes et du Pays de Mirepoix travaillent à la mise en œuvre d’un plan d’actions visant à renforcer les filières alimentaires de proximité en Pyrénées Cathares avec un certain nombre d’opérations.

Les élus des deux Communautés de Communes ont souhaité s’impliquer sur la problématique de la transmission-reprise afin de favoriser l’installation de jeunes agriculteurs, et d’accompagner les cédants potentiels dans le parcours difficile de cessation d’activité et de transmission de leur exploitation.

Sur un total de 291 agriculteurs, +52% ont plus de 50 ans. Le diagnostic montre donc une réelle problématique pour l’avenir économique du territoire.

Chaque agriculteur, signataire de la convention, bénéficie d’un carnet de chèques-conseil d’une valeur de 2 500 € maximum.

L’agriculteur accompagné peut dépenser ses chèques-conseil, au fur-et-à mesure de ses besoins, auprès des structures partenaires apportant les conseils adaptés à son projet de succession.

Au total une enveloppe prévisionnelle de 50.000 € a été validée afin de mener ce dispositif (20 exploitations agricoles x 2.500€).